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Synode, de l'Église de Rome au monde entier

Le pape François a encouragé, lors de l'audience avec près de quatre mille fidèles de son diocèse à l'occasion du synode imminent, à ne pas avoir peur des surprises, à laisser les portes ouvertes.

Giovanni Tridente

21 de septembre de 2021

pape diocèse rome
Photo : ©2021 Catholic News Service / Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

"Il est très important que le diocèse de Rome s'engage avec conviction dans cette voie. Il serait dommage que le diocèse du pape ne s'y engage pas, n'est-ce pas ? Une honte pour le pape et aussi pour vous". À quelques semaines du début du parcours synodal qui impliquera toute l'Église au cours des deux prochaines années, et qui commencera par une consultation dans tous les diocèses, le pape François a "rassemblé" les fidèles de son Église particulière pour offrir quelques indications fondamentales - et aussi profondes - qui devraient caractériser ce parcours. Des indications qu'inévitablement, précisément parce qu'il est Pape et évêque de Rome, il donne à tous les diocèses du monde.

La clé est d'écouter

Le mot clé - après "marcher ensemble" - est sans doute "écouter", car chacun est et doit être un protagoniste. Il est nécessaire de se laisser mouvoir par une "agitation intérieure" qui permet la docilité à l'Esprit Saint, protagoniste par excellence. Le Pape désigne les Actes des Apôtres comme le vade-mecum de ce parcours, dans lequel puiser des exemples emblématiques, montrant que "la Parole de Dieu marche avec nous", mais aussi que lorsqu'il y a des problèmes, ils sont discutés et débattus ensemble, de manière synodale.

En effet, il ne faut pas avoir peur des "visions et des attentes différentes", comme ce fut le cas pour les premiers chrétiens ou pour le premier Concile, mais veiller à nourrir "des visions profondes, des visions larges, des visions longues". Car "Dieu voit loin, Dieu n'est pas pressé", et la rigidité est un péché "contre la patience de Dieu" et sa souveraineté, a averti le pape François.

Le sensus fidei

La phase diocésaine du processus synodal est donc très importante, car elle est à l'écoute du "sensus fidei infallibile in credendo". Il y aura sans doute des résistances, notamment de la part de ceux qui imaginent une Église "rigidement divisée entre chefs et subordonnés, entre ceux qui enseignent et ceux qui doivent apprendre", mais "Dieu aime renverser les positions". Ce chemin, donc, plutôt que la verticalité, doit être distingué par l'horizontalité : "l'Église synodale rétablit l'horizon d'où se lève le soleil du Christ".

Écouter le "sensus fidei" signifie aussi, pour le pape François, aller vers les marginaux, les pauvres, les désespérés "choisis comme sacrement du Christ". Cela signifie les appeler, passer du temps avec eux, "écouter non pas ce qu'ils disent mais ce qu'ils ressentent", éventuellement recevoir des insultes... C'est que "le Synode est à la hauteur, il inclut tout le monde". Et parce qu'en incluant les misérables, les laissés-pour-compte, nous apprenons aussi à "prendre en charge nos propres misères".

Ouvrir les portes et les fenêtres

Bien sûr, cela vaut aussi pour les paroisses, qui sont invitées à laisser leurs portes et leurs fenêtres ouvertes, sans tenir compte uniquement de ceux qui fréquentent ou pensent comme nous - "qui seront les 3,4 ou 5%, pas plus" - ; au contraire, nous devons nous laisser interpeller par ceux qui sont loin, nous laisser envahir par le dialogue, sans crainte, avec une pleine confiance dans l'Esprit qui conduit : "ne soyez pas déçus, préparez-vous aux surprises", a répété le Saint-Père.

"Je suis venu ici pour vous encourager à prendre au sérieux ce processus synodal", a-t-il conclu, car "l'Esprit Saint a besoin de nous". Écoutez-le en vous écoutant vous-mêmes. Ne laissez personne en dehors ou derrière. Ce sera la bonne attitude qui "fera du bien au diocèse de Rome et à toute l'Église". Une Église qui, en cette période de pandémie, devient un "sacrement de soins" pour le monde entier.

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